Scratch et Minecraft à Strasbourg


Banner StrasbourgStrasbourg a clos la saison 2013-2014 avec une session  Scratch pour les moins de 10 ans le matin et Minecraft pour les plus de 10 ans l’après midi

Presque toutes les sessions Devoxx4Kids comportent un atelier Scratch. C’est simple à mettre en oeuvre, les enfants adorent, c’est un incontournable. Mais lorsqu’on cible les plus grands, en fin de collège et au lycée, l’univers coloré de Scratch parait un peu enfantin.

En revanche, avec ados il est possible de faire des ateliers plus longs, plus complexes. Ils sont à l’aise avec le clavier, plus habitués à réfléchir à des problèmes. On peut donc passer à des ateliers de programmation.

Apprendre à programmer

Il y a des ateliers basés sur des outils spécifiquement conçus pour cet apprentissage comme Greenfoot.

On peut aussi utiliser des outils qui n’ont pas d’objectif éducatif à la base mais qui sont assez faciles à maîtriser. Une  possibilité est Minecraft.

participants codant un mod

Minecraft est un jeu développé en Java. C’est un jeu multi-joueurs ouvert (il n’y a pas de mission, le joueur fait ce qu’il veut). Le monde comporte des dangers et le but de ce jeu est de coopérer pour se protéger et développer le monde.

Les objets sont construits à partir de briques 3D ce qui rappelle l’univers des Lego. Au fil du temps, les joueurs conçoivent des objets de plus haut niveau en assemblant des briques plus simples. Les joueurs peuvent intervenir sur le jeu en créant des mods programmés en Java qui contrôlent comment les objets s’animent ou réagissent à l’environnement.

Il n’y a pas eu beaucoup d’ateliers Minecraft alors voyons comment ça se passe.

L’atelier

Contrairement à Scratch où l’on peut laisser les participants assez libres, la programmation est ici assez compliquée. Les instructions doivent donc être assez précises et détaillées. Elles indiquent en détail les opérations à réaliser dans le jeu et les parties du code à modifier, à quelle ligne et comment.

Les modifications qu’ils vont mettre en oeuvre changent le fonctionnement du jeu : les bombes sont plus grosses, les sorcières font meuh, les cochons volent et de nouvelles recettes permettent de créer de nouveaux produits.

Vous pouvez trouver la description de l’atelier dans les ressources du site international.

minecraft3-sq-300px
Le but est de motiver en utilisant le jeu. La programmation est minimale mais cela permet de se familiariser avec le code, de comprendre que les modifications que l’on fait sur le code ont un impact sur le jeu, et de convaincre les ados qu’ils peuvent intervenir sur le programme.

Les participants alternent entre programmation et jeu pour tester les modifications et s’amusent  beaucoup des modifications incongrues comme la sorcière qui fait meuh.

Côté pratique, il vous faudra une licence server qui coûte un peu de moins de 20 € et la possibilité de faire un réseau local entre les ordinateurs des participants.

La gestion du groupe

J’étais curieuse de la participation des filles. Sans rentrer dans des stéréotypes, sur un plan statistique les filles et les garçons ne jouent pas aux même jeux vidéos. Les jeux de combat attirent plus les garçons, et les jeux de simulation de ville ou de société plus les filles. Minecraft est un peu des deux selon comment on veut jouer.

Il y avait peu de filles, mais elles étaient présentes et se sont amusées à construire cet univers.

fillette codant

En revanche, j’ai noté qu’il était important que le rythme soit soutenu et qu’ils aient toujours des objectifs.

Les instructions de l’atelier sont assez longues à mettre en oeuvre, il faut bien deux heures. Mais la session durait 3 heures et une fois toutes les instructions mises en oeuvre, il y a eu un temps mort le temps de préparer autre chose.

Un petit groupe a mis à profit ce temps mort pour utiliser ses armes contre les autres participants et ils ont commencé à se battre.

Le groupe s’est partagé en deux :  une partie des participants voulait se battre entre eux, une autre partie voulait continuer à construire leur monde sans se faire massacrer par les autres joueurs. Bien sûr dans ce dernier groupe, il se trouvait une jeune fille qui prenait ce jeu avec moins de recul et qui « ne voulait pas mourir ». Mais il y avait des garçons qui voulaient terminer leur construction sans se faire massacrer.

Au final ça n’est pas grave qu’ils finissent l’après midi en jouant après 2h d’exercices, il faut simplement s’assurer qu’il y ait des serveurs adaptés aux attentes des différents joueurs.